February

Originally written on February 8, 2014

As the brisk cold caressed our faces,
On this slow Sunday on a Saturday.
The Universe came to a halt.

I watched through the window,
A statuesque passerby smiling.
The traits of their frozen face,
Speaking a language beyond words.

On slow Sundays on a Saturday,
It feels like I’m floating above the world.
Every step feels like I’m on the moon.
Maybe the moon looks down on me,
Envious of my lack of gravity.

Slow Sundays on Saturdays,
Make the winter nostalgia lessen.
The numbing cold becomes Lavender,
Or a rainbow of Spring flowers.
The sound of a jazz piano,
Amidst the deafening silence of this day.

Come take a walk with me,
On this slow Sunday on a Saturday.
Watch the world through the eyes of
A minstrel of the moon…

© 2019 Lilith Ember All Rights Reserved

Terre connue – For S

19 janvier, 2019

Aujourd’hui, mon amour, j’ai le coeur lourd.
Non pas des éons qui nous séparent du monde
Alors que dorment les passants insouciants.
Mais tel un poids attendrissant,
Un bleu immédiat
Se prononce au fil du temps, sur ma douce poitrine,
Ton absence me pèse.

Tu es bien trop précieux, mon trésor
Mais tandis que les flammes caressent mes genoux,
Assise patiemment, dans l’attente de ton retour
Je sais que je ne puis te briser
Car ta force est celle des étincelles des cieux
Radieuse.

A se demander, parfois, comment dire?
La pluie fait fuir les goutelettes
La montagne assèche les rivières
Par le feu qui brûle en toi,
Incendiant mon coeur, ma personne, mon tout.
Je suis libérée de nouveau,
Des chaînes
Qui me penchaient vers le passé.

Corps nus, entrelacés
Nous avons créés en nous un foyer
Une demeure inconditionnelle
Toujours prête à accueillir
Notre amour secret aux tôt réveils
Arômes de café noir, sirop des dieux
Amour incarné au petit déjeuner.

Jamais ne n’aurai espéré
Rencontrer un autre ange, venu d’ailleurs
Diable, vêtu d’un costume bleu marine
Doux rêveur, amant à la main lourde
Nous sommes tous deux, Sisyphe
Chaque jour notre pierre,
Chaque minute notre montagne
Encore, une fois, toujours.

Si demain, le destin t’arrachait d’entre mes mains
Je ne me briserai pas, non.
Le temps des brisures est résolu.
Mais un trou noir remplacerait mon coeur,
Aspirant petit à petit les flocons avoisinants
Jusqu’au jour où je te rejoindrai,
Quelque part dans l’Univers.

© 2019 Lilith Ember All Rights Reserved