Haven

Everywhere I look, you’re there, somewhere
A subtly stifled smirk, unbeknownst to others,
A mirrored image in the gleaming window,
The steady tap, tap, tap of the beat of a drum,
The crisp sound of shoes on freshly fallen snow.

When did you become my haven,
The place in which I’ll forever feel safe and warm.
An ocean of love, narrowly navigated by the few
Who can embrace unlikely truths and unusual encounters?

Kiss me on a stormy morning,
Wipe away my tears as the rain draws lines on the panes.
Pull me in close, against your beating heart,
Compel the pain away with your radiant heat.
Hold my cheek and urge me to sleep.

Version française

Havre

Partout où erre l’oeil, tu es là, quelque part
Un sourire narquois subtil, inconnu des autres,
Une image miroir dans une fenêtre luisante,
Le battement continu du tambour,
La clarté des pas sur une neige fraîche.

Quand es-tu devenu mon havre,
Le refuge où toujours je serai en sécurité
Un Océan d’amour, navigué tendrement par ceux
Qui enlacent les vérités des rencontres inhabituelles?

Embrasse-moi par une matinée tempétueuse,
Essuie mes larmes au rythme de la pluie sur les carreaux.
Tiens-moi fort, contre ton coeur battant
Éteins la douleur avec ta chaleur radieuse
Caresse ma joue et invite le sommeil.

© 2019 Lilith Ember All Rights Reserved

Terre connue – For S

19 janvier, 2019

Aujourd’hui, mon amour, j’ai le coeur lourd.
Non pas des éons qui nous séparent du monde
Alors que dorment les passants insouciants.
Mais tel un poids attendrissant,
Un bleu immédiat
Se prononce au fil du temps, sur ma douce poitrine,
Ton absence me pèse.

Tu es bien trop précieux, mon trésor
Mais tandis que les flammes caressent mes genoux,
Assise patiemment, dans l’attente de ton retour
Je sais que je ne puis te briser
Car ta force est celle des étincelles des cieux
Radieuse.

A se demander, parfois, comment dire?
La pluie fait fuir les goutelettes
La montagne assèche les rivières
Par le feu qui brûle en toi,
Incendiant mon coeur, ma personne, mon tout.
Je suis libérée de nouveau,
Des chaînes
Qui me penchaient vers le passé.

Corps nus, entrelacés
Nous avons créés en nous un foyer
Une demeure inconditionnelle
Toujours prête à accueillir
Notre amour secret aux tôt réveils
Arômes de café noir, sirop des dieux
Amour incarné au petit déjeuner.

Jamais ne n’aurai espéré
Rencontrer un autre ange, venu d’ailleurs
Diable, vêtu d’un costume bleu marine
Doux rêveur, amant à la main lourde
Nous sommes tous deux, Sisyphe
Chaque jour notre pierre,
Chaque minute notre montagne
Encore, une fois, toujours.

Si demain, le destin t’arrachait d’entre mes mains
Je ne me briserai pas, non.
Le temps des brisures est résolu.
Mais un trou noir remplacerait mon coeur,
Aspirant petit à petit les flocons avoisinants
Jusqu’au jour où je te rejoindrai,
Quelque part dans l’Univers.

© 2019 Lilith Ember All Rights Reserved